Les héritiers d’Omar Bongo désormais dans le viseur de la justice française. - Politique

Les héritiers d’Omar Bongo désormais dans le viseur de la justice française.

Les héritiers d’Omar Bongo désormais dans le viseur de la justice française.

Le Parquet national financier (PNF) a requis, fin juillet 2026, le renvoi en correctionnelle de 18 personnes physiques, dont neuf enfants de l’ancien président gabonais et cinq sociétés, dans le cadre du dossier des « biens mal acquis ».

Les faits

Cette procédure a été ouverte depuis 2010 à la suite de plaintes d’ONG dont Transparency International notamment. Le patrimoine en cause porte sur environ 85 millions d’euros d’actifs immobiliers en France, soupçonnés d’avoir été financés par des fonds publics gabonais détournés. Les personnes visées sont neuf enfants d’Omar Bongo, dont Pascaline Bongo, ancienne directrice de cabinet de ce dernier, également Omar Denis Junior, autre fils du président défunt. D'autres personnalités sont citées à l'instar d' Antoinette Sassou N’Guesso, la première dame du Congo-Brazzaville et Sonia Rolland, une ex Miss France, citée pour un appartement reçu en 2003 comme « cadeau » d’Edith Bongo.
Les sociétés mises en cause dans cette affaire ,sont BNP Paribas, qui est accusée d’avoir facilité la conversion de 35 millions d’euros de fonds d’origine illicite et quatre autres sociétés immobilières françaises et Atelier 74, une société gabonaise de décoration, soupçonnée d’avoir encaissé plus de 53 millions d’euros en espèces pour financer des acquisitions.

Les charges retenues

Les présumés sont accusés de recel de détournement de fonds publics, de blanchiment aggravé, de corruption active et passive et abus de biens sociaux.
Ali Bongo, l'ancien président du Gabon de 2009 à 2023, n’est curieusement pas visé par cette procédure. Les avocats de la famille dénoncent depuis longtemps une affaire « politique » visant à confisquer leurs biens, car 52 biens immobiliers ont déjà été saisis par la justice française.

Le procès des héritiers d’Omar Bongo et de leurs proches pourrait s’ouvrir prochainement devant le tribunal correctionnel de Paris. Il s’agirait d’une étape majeure dans l’affaire des « biens mal acquis », qui illustre les liens troubles entre la Françafrique, les élites gabonaises et certains réseaux financiers français.
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