Dire aujourd’hui que « les Gabonais vivent en mode VPN », est une expression qui traduit bien une réalité quotidienne. Beaucoup se sentent obligés de contourner les obstacles pour accéder à des services essentiels, que ce soit l’électricité, l’internet ou même certaines libertés économiques. Le VPN devient une métaphore de la débrouillardise nationale, celui de trouver des chemins parallèles pour continuer à avancer malgré les coupures, les délestages et les restrictions.
Cette expression alimente les conversations des populations depuis la suspension des réseaux sociaux au Gabon, il y a de cela plus d’un mois. S’ajoute également le problème de coupures récurrentes de l’électricité, qui affectent directement la connectivité, rendant le réseau internet instable et poussant certains à utiliser des VPN pour maintenir leurs activités en ligne.
Le VPN (Virtual Private Network, ou réseau privé virtuel) est un outil qui crée une connexion sécurisée et chiffrée entre votre appareil et un serveur distant, permettant de protéger vos données, masquer votre adresse IP et contourner certaines restrictions géographiques ou blocages sur Internet. En clair, il sert à renforcer la confidentialité et la sécurité de votre navigation.
Cet acronyme cadre bien avec le contexte gabonais actuel. Il n’est plus seulement usité dans la technologie de cybersécurité mais également dans les habituelles quotidiennes des populations, qui éprouvent d’énormes difficultés, pour se procurer certains besoins primaires, telles que l’eau, l’électricité et maintenant les réseaux sociaux.
Le VPN permet aux gabonais de créer des « tunnels » alternatifs dans le commerce, de nuit ou de jour, pour contourner les blocages, ce qui constitue malheureusement une économie informelle. Une autre capacité qu’on peut également observer chez eux, c’est cette résilience sociale, qui est illustrée par cette capacité d’adaptation remarquable, où la créativité compense les manques structurels.
Le VPN peut donc être considérée dans la période actuelle, comme une survie numérique pour accéder à l’information et aux services malgré les obstacles. Il fait également figure de survie économique, pour maintenir le commerce de nuit, malgré les délestages. Il peut enfin s’apparenter à une survie sociale, c’est-à-dire, de continuer à vivre, d’échanger et de créer, même dans l’obscurité.
Dire que les Gabonais vivent en mode VPN, c’est reconnaître en eux une culture de la débrouillardise et une résilience collective face aux délestages et aux difficultés du quotidien. C’est une image forte qui montre comment la société s’organise pour rester connectée, productive et vivante malgré les coupures et autres penuries.
Les gabonais vivent en mode VPN
Dire aujourd’hui que « les Gabonais vivent en mode VPN », est une expression qui traduit bien une réalité quotidienne. Beaucoup se sentent obligés de contourner les obstacles pour accéder à des services essentiels, que ce soit l’électricité, l’internet ou même certaines libertés économiques. Le VPN devient une métaphore de la débrouillardise nationale, celui de trouver des chemins parallèles pour continuer à avancer malgré les coupures, les délestages et les restrictions.