Une tendance inquiétante
Les internautes gabonais semblent s’être approprié un nouveau mode d’expression : l’insulte. Qu’il s’agisse de débats politiques, de rivalités personnelles ou de simples échanges, les propos injurieux se multiplient. Certains y voient une manière de “faire le buzz”, d’autres une arme pour discréditer leurs adversaires.
La loi face au dérapage numérique
Le législateur gabonais n’est pas resté indifférent. La loi n°027/2023 sur la cybersécurité et la cybercriminalité prévoit des sanctions lourdes ,allant jusqu’à 10 ans de prison et une amende pouvant atteindre 30 millions de FCFA ,assortie d'aucune possibilité de sursis ou de réduction de peine.
La Haute Autorité de la Communication (HAC) est allée plus loin en suspendant temporairement les réseaux sociaux, dénonçant une “prolifération de contenus injurieux et diffamatoires” menaçant la cohésion nationale.
Une “mode” aux conséquences sociales
Les insultes publiques exposent les victimes à la honte et à la stigmatisation, alimentent la haine , fragilisent le tissu social avec un effet d’entraînement , car les jeunes, fascinés par les influenceurs, reproduisent ces comportements déviants.
Vers une prise de conscience
Face à cette dérive, plusieurs voix s’élèvent pour rappeler que la liberté d’expression ne doit pas être confondue avec le droit d’insulter. Les associations citoyennes appellent à un usage responsable des réseaux sociaux et à la promotion du débat respectueux.
En somme, les injures publiques sur la toile ne sont pas qu’une “mode” au Gabon : elles constituent un danger social et juridique. Derrière l’écran, chaque mot peut coûter cher, et la société gabonaise est désormais appelée à choisir entre le respect et la dérive numérique.
Les injures publiques sur la toile : une nouvelle mode au Gabon
Dans les rues, les cafés et surtout sur les réseaux sociaux, un nouveau phénomène s’impose au Gabon : les injures publiques en ligne. Ce qui, hier encore, relevait de la sphère privée ou de querelles de quartier, s’affiche désormais sans retenue sur Facebook, WhatsApp, Tik Tok,etc.